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Charpentier Paule
Charpentier Hector
De Beaufond Inès
De la Nézière Joseph Daniel
De laguarigue de Survilliers Jeanne
Des Fontaines André
Désirée-Lucas Louis-Marie
Fernand Bailly Georges-Marie
Peux Pierre Fernand
Florimon Anterrion
Garcin Albert
Hibran René
Honorien Raymond
Julien Lung Fou Marie-Thérèse
Marie-Rose Hervé
Mystille Marcel
Sixtain Herminie
Tiquant Germain

Les Arawaks et les Caraïbes ont été les premiers à réaliser des productions plastiques rupestres, céramiques, etc. dans l’archipel caribéen. La colonisation provoque la disparition de ces premiers habitants de leur territoire et dans la foulée la réification de leur culture vivante sous forme de reliquat. Commence alors la longue nuit esclavagiste qui plonge la Martinique et ses habitants dans une période de grande déliquescence culturelle pendant des siècles. Mais au cœur de cette société déshumanisée s’invente une passerelle symbolique construite à partir des débris langagiers des protagonistes sous la forme d’une langue : le créole. Hormis les initiatives de quelques individualités natives de la Martinique issues des milieux aisés (familles créoles blanches dites béké ou de la bourgeoisie de couleur) qui se sont formées dans la capitale Parisienne, le développement des arts plastiques ne se réalise de façon notable qu’au seuil de la deuxième guerre mondiale quand des personnalités subversives s’autorisent à une critique progressive de l’académisme et du modèle esthétique transmis par les écoles d’art de l’hexagone.

Paul-Amédée Bailly : né en 1879 à Fontenay-sous-Bois et décédé en 1951, il est le fils de Georges-Marie Fernand Bailly. Il enseigne le dessin au pensionnat colonial, possède un atelier à la rue Schoelcher à Fort de France et expose régulièrement à partir des années 20. Il réalise la couverture du Guide du comité du tourisme en Martinique à l’occasion du tricentenaire du rattachement des Antilles à la France.

Ardachès Baldjian : né en 1907 à Yozgat (Turquie) est d’origine arménienne. Marié à une martiniquaise, il se rendit en Martinique en 1933. Ses œuvres et son travail plastique furent visibles tant en Martinique qu’en Guadeloupe et marquèrent l’espace artistique martiniquais. Il réalise les illustrations d’un ouvrage de luxe, Parfum et saveurs des Antilles, réalisé pour la promotion du tricentenaire de l’attachement des Antilles à la France de 1935. Il fut en contact avec Marie-Thérèse Julien Long Fu, Alexandre Bertrand ou encore René Hibran.

Paul-François Balthazar Molinard : né à en 1861 à Saint-Pierre, il est admis à l’atelier de Jean Léon Gérôme aux Beaux-Arts à Paris. Il poursuit sa vie en France, cependant son œuvre se réfère à sa terre d’origine.

Bertrand Alexandre :  né en 1918 et décédé en 1995, professeur à l’École des arts appliqués à Fort de France, il fut l’élève de Fernand Peux et de Paul Bailly. Il entre à l’Ecole nationale des Beaux-Arts à Paris en 1936, voit sa formation interrompue par la deuxième guerre mondiale, il fréquente plusieurs écoles d’art après la guerre et expose ses œuvres dans la capitale parisienne. De retour en Martinique, il y enseigne mais ses productions artistiques sont diversement accueillies par le public. Il choisit de s’exiler tandis que son œuvre se trouve mieux reconnue dans le monde.